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Programme économique régional phase 2: 2035 milliards F CFA annoncés et des intentions de financement enregistrées 06 Jul 2012
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L’Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA) a clos ses travaux sur la table ronde des bailleurs de fonds du Programme économique régional phase 2 (PER2), le mardi 3 juillet 2012 à Abidjan.


C’est une table ronde des bailleurs de fonds sur le Programme économique régional phase 2 (PER2) qui aura tenu toutes ses promesses, à en croire les experts de l’UEMOA. Sur les 4 400 milliards de F CFA à rechercher pour le financement du programme, 2 035 milliards de F FCA ont été annoncés par les Partenaires techniques et financiers (PTF) à la clôture des travaux intervenue dans l’après-midi du mardi 3 juillet 2012 à Abidjan. « Je pense que c’est un bon montant pour la simple raison que nous sommes au stade des intentions. Vous savez qu’il y a une crise économique en Europe et que les partenaires ont besoin de se concerter avec leur base pour voir dans quelle mesure ils pourraient financer notre PER. Cela voudrait dire qu’un pas important a été fait en ce qui concerne la collecte de ressources. Avec les autres partenaires qui ne se sont pas encore manifestés de manière directe, nous pensons que nous serons au-delà de ce montant », satisfecit du président de la Commission de l’UEMOA, Cheikhe Hadjibou Soumaré. Les besoins non encore couverts représentent un montant de 2 378 milliards de F CFA. C’est le lieu de notifier qu’il y a eu des intentions de contribution de la part de certains PTF, sous réserve d’avoir des compléments d’informations afin de programmer leur appui. Il s’agit, entre autres, du Japon qui est intéressé par la question de l’énergie, la construction de ponts, de routes, de chemins de fer, de postes de contrôle juxtaposés, et bien entendu l’appui pour la sécurité alimentaire, l’hydraulique villageoise et l’agro-business. La république de la Chine Taïwan s’est dit intéressée par les projets dans les secteurs de l’énergie, la santé et la sécurité alimentaire. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) envisage la relecture des programmes d’investissement agricole, des catastrophes naturelles (gestion des bases de données) et la prise en compte du genre dans les activités économiques. Le Programme alimentaire mondial (PAM) compte assurer une assistance technique dans la mise en œuvre des projets en matière de sécurité alimentaire, et l’aménagement des bas-fonds. L’Organisation internationale de la francophonie (OIF), quant à elle, prévoit la poursuite du partenariat pour le renforcement des capacités en matière de négociation commerciale. « Nous espérons que nos PTF nous accompagneront dans la réalisation de ces projets », a souhaité Cheikhe Hadjibou Soumaré.

Les PTF ont salué la cohérence du programme

Après avoir rappelé leur adhésion à cette deuxième phase et leur volonté de participer activement aux rencontres périodiques d’information sur l’état d’avancement du PER, les PTF ont salué la cohérence du programme. Ils se sont félicités de la mise en place prochaine d’une cellule d’évaluation ex-post de projets au sein de la Commission de l’UEMOA et du renforcement du mécanisme de coordination et de concertations régulières sur le programme. Les partenaires ont également insisté sur l’importance de renforcer la capacité d’absorption des ressources, afin d’atteindre les objectifs du programme en 2016. A cet effet, ils ont noté avec satisfaction les acquis enregistrés par les Etats membres de l’Union et les institutions communautaires dans la mise en œuvre des budgets-programmes et dans la pratique de la gestion axée sur les résultats. « Compte tenu de l’engouement qu’ils (les PTF) ont manifesté face à notre programme, je crois que nous pouvons atteindre les 4 400 milliards de F CFA, même si beaucoup d’institutions doivent retourner auprès de leur siège respectif pour rendre compte à leur centre de décision parce que le programme a un caractère régional », a justifié le président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Christian Adovelande. Son institution est le chef de file des bailleurs de fonds. D’ailleurs, cette Banque a de nouveau manifesté sa contribution pour le PER2 à hauteur de 350 milliards de F CFA. « Nous avons été fortement impliqués dans la sélection des projets du programme, notamment dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures routières », a-t-il ajouté.
Présent à la cérémonie de clôture, le Premier ministre ivoirien, Me Jeannot Kouadio Ahoussou a souligné que le renforcement de la solidarité est d’autant plus nécessaire en ce sens que les pays de l’espace UEMOA sont exposés aux crises énergétique, alimentaire et financière internationale. Ils ne peuvent de ce fait, faire face individuellement à des chocs de grande ampleur. C’est pourquoi il a rappelé que les chefs d’Etat des pays membres de l’Union ont réaffirmé leur engagement à faire de l’intégration sous-régionale, la voie par excellence, pour relever les défis majeurs du développement économique et social. « C’est en cela que le PER trouve toute son importance. Car, il s’agit d’un instrument essentiel qui participe à la réalisation de l’ambition de notre Union, en fédérant les énergies nationales dans le sens de la consolidation de la croissance économique et de l’amélioration des conditions de vie de nos populations », a-t-il réitéré. En guise de conclusion, le Premier ministre a suggéré aux experts de l’UEMOA, la mise en place d’un dispositif opérationnel de suivi des engagements des PTF ; la définition des conditions d’accès aux ressources et la coordination des actions au niveau national et régional avec les partenaires.
Pour mémoire, une délégation composée du président de la Commission de l’UEMOA et celui de la BOAD, conduite par le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Tiémoko Meylet Koné a été reçue en audience par le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. Ces personnalités sont allées faire le point des travaux de la table ronde des bailleurs de fonds sur le financement du PER2.

Paténéma Oumar
OUEDRAOGO
De retour d’Abidjan

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Lamoussa Salif Kaboré, ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie :
"Nous avons opté pour l’interconnexion régionale pour le développement de la production thermique »


On a assisté à la table ronde des bailleurs de fonds du PER phase 2. L’accent a été mis sur le secteur de l’énergie et le Burkina Faso a deux grands projets concernant ce secteur à savoir : l’interconnexion entre Bobo-Dioulasso-Sikasso-Bamako, et celle dite Nigeria-Bénin-Togo-Burkina Faso. Le projet le plus avancé est l’interconnexion avec le Ghana. Elle va nous permettre de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière d’approvisionnement en termes d’électricité. Nous avons opté pour l’interconnexion régionale pour le développement de la production thermique et bien sûr des énergies renouvelables. L’UEMOA a inscrit ce projet comme étant prioritaire et nous pensons qu’au sortir de cette table ronde, le financement qui avait été déjà annoncé à Bamako sera confirmé et nous pourrons donc mener à bon port ce projet. Il a été soulevé le problème de taux d’absorption. Nous allons tirer les conclusions de la phase 1 du PER ; c’est-à-dire ce qui n’a pas marché et qu’au niveau de la phase 2, les choses puissent avancer parce que l’énergie c’est la base de tout développement. Je pense que les différents projets qui sont de nature intégrateurs vont nous permettre de gagner la bataille du sous-développement ».

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Marie Béatrice Tassembédo, de la cellule nationale du PER du Burkina Faso
« Les projets qui n’ont pas été exécutés au cours du PER1 ont été reversés au niveau du PER2 »


« Le Burkina Faso se retrouve dans la présentation du PER2, dans la mesure où parmi les 100 projets qui ont été identifiés, notre pays a 7 projets de grande envergure. Ils couvrent les infrastructures et le domaine énergétique qui sont des domaines prioritaires. Si on tient compte du nombre de projets par pays, nous pouvons dire que le Burkina Faso a fait une bonne moisson parce que la moyenne des pays par projet est de 7 projets. Les projets qui n’ont pas été exécutés au cours du PER1 ont été reversés au niveau du PER2. Pour ces projets, on a eu des difficultés de mobilisation des financements parce qu’ils relèvent du ministère des Infrastructures et ils n’avaient pas atteint une certaine maturité. Nous pensons que maintenant tout est fin prêt au niveau du ministère concerné pour qu’ils puissent démarrer si toutefois nous avons les financements ».

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Fabio Di Stefano, 2e secrétaire, chef de section infrastructures de l’Union européenne à Abidjan
« Il y aura une contribution importante de l’UE à tout programme d’intégration régionale »


« Notre participation à cette rencontre nous a permis de discuter autour du PER2 de l’UEMOA. On se félicite de la qualité du document. L’UE a financé 30% du premier PER et il est clair qu’on continuera à être un partenaire principal de ce processus d’intégration régionale au niveau de l’UEMOA, mais aussi de l’Afrique de l’Ouest. Dans le PER2, les programmes qui sont en cours d’exécution dans le cadre du programme indicatif régional du Fonds européen de développement (FED), nous permet d’estimer que nous allons contribuer à hauteur de 150 millions d’euros pour certains de ces projets. Mais, le plus important est que ce programme peut nous permettre de créer un cadre de réflexion pour notre exercice de programmation du 11e FED qui a démarré. Il sera guidé par une feuille de route du fonds et indique les priorités de nos interventions pour la période 2014-2020, notamment la gouvernance économique et politique de nos pays partenaires, la croissance économique et durable axée sur le développement de l’emploi, sur le secteur de l’énergie et la sécurité alimentaire en particulier. Il est clair qu’il y aura une contribution importante de l’UE à tout programme d’intégration régionale ».

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