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Développement local: l’impact du boom minier n’est pas encore perceptible 11 Sep 2012
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En 2011, l’Organisation pour le renforcement des capacités de développement (Orcade), chargée de l’exécution des activités de renforcement des capacités des parties prenantes de l’Initiative pour la transparence des industries extractives Burkina Faso (ITIE-BF), a mis en œuvre un plan d’actions sur trois sites miniers, Taparko, Inata et Mana. Les résultats de ce projet, deuxième du genre ont été rendus publics ce vendredi 7 septembre 2012 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.
Jonas Hien, chargé de programme à Orcade a souligné que ces activités consistaient principalement informer, de sensibiliser et mener des plaidoyers auprès des collectivités territoriales, services déconcentrés de l’Etat, organisations de la société civile au niveau local, populations et compagnies minières. «Elles ont permis aux différents acteurs d’être informés sur la conduite du processus ITIE et sur ce qui est ou devrait être le rôle de chacun pour une bonne gouvernance du secteur minier en général et le succès de la mise en œuvre de l’ITIE en particulier», a déclaré M. Hien.

Les communautés riveraines des sites miniers ont saisi l’occasion de la conférence de presse pour partager leurs préoccupations liées à l’amélioration de leurs conditions de vies. Une de leurs interrogations majeure portait sur l’apport des revenus issus de l’exploitation industrielle de l’or au développement des localités dans lesquels sont situés les sites miniers. Jonas Hien a ainsi évoqué le manque d’infrastructures et de vivres appropriés, obligeant les miniers à se ravitailler dans les grands centres, délaissant ainsi les petits commerces dans leurs localités.

Une autre inquiétude a été celle liées aux écarts constatés entre les paiements effectués par les compagnies minières et les recettes que les régies financières de l’Etat ont dit avoir perçues. Écarts relevés dans le rapport ITIE 2008/2009. En effet, en 2008, un écart de plus de 150 millions de francs CFA a été constaté et près de 50 millions en 2009. Ces écarts se justifient, selon le secrétaire permanent de l’ITIE-BF, Dakar Djiri, par l’introduction de reçus manuels délivrés par les services des impôts- généralement lors des coupures d’électricité- dans le logiciel qui génère les comptes finaux.

Au-delà des résultats obtenus, jugés satisfaisants, l’ONG avoue que beaucoup de travail reste à faire au «regard des multiples problèmes que soulèvent ou induisent l’activité de mine industrielle». En terme de constat majeur, le moins que l’on puisse dire est que bien que «l’or soit aujourd’hui le premier produit d’exportation du Burkina, le citoyen lambda n’est pas en mesure de dire avec des éléments de vérification, la contribution de l’or dans l’amélioration de ses conditions de vie», a conclut le chargé de programme de Orcade.

Notons que c’est depuis 2009 que le Burkina Faso s’est engagé dans le processus de transparence dans les industries extractives, à promouvoir la transparence dans la gestion du secteur minier, notamment en publiant les paiements et les recettes. La société civile, conduite par l’ONG Orcade, a entrepris des actions visant appuyer le processus ITIE en vue de permettre au Burkina Faso d’obtenir le statut de «pays conforme» au processus. La première phase de ces actions a concerné six sites miniers en production, Essakane, Inata, Taparko, Youga, Mana et Kalsaka.

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